1. INTRODUCTION
En 2011, Tony Bennett se paie un cadeau pour son 85ème anniversaire, en enregistrant l’album Duets II pour Columbia Records . L’album, qui gagne le Grammy Award pour le Best Traditional Pop Vocal, s’ouvre avec une version de “The Lady is a Tramp” avec Lady Gaga, dont il existe aussi une vidéo fort diffusée sur You Tube . La chanson est très connue et les deux chanteurs l’interprètent merveilleusement, à un point tel que plusieurs spécialistes se sont déclarés surpris par la voix de Lady Gaga: il s’agirait de la seule fois qu’elle n’aurait pas tenté de surprendre ses spectateurs. D’ailleurs, dans le sillage de “The Lady is a Tramp”, celle-ci relance sa carrière en septembre 2014 en enregistrant avec Bennett l’album Cheek to Cheek.
Ce qui nous concerne ici n’est pas la voix, ni la fortune commerciale de deux inter-prètes, mais le fait qu’ils représentent deux générations italo-newyorkaises distanciées dans le temps. Anthony Dominic Benedetto est né à New York en 1926, tandis que Stefani Joanne Angelina Germanotta y est née en 1986. Le père du premier est né en Italie, tandis que sa mère est née aux États-Unis de parents italiens. Le père de Germanotta est d’origine italienne, tandis que sa mère est d’origine italienne et franco-américaines . Nous pouvons donc consi-dérer ces deux chanteurs comme les représentants de la deuxième génération ita-lo-américaine, qui est encore en étroit contact avec ses origines, et de la quatrième, désor-mais plus éloignée de ses origines péninsulaires, mais encore attachée à son groupe eth-nique. Les deux représentent ainsi une tradition intergénérationnelle qui s’est affirmée depuis longtemps et qui, désormais, insiste plus sur l’appartenance newyorkaise que sur l’origine ita-lienne, ou quand même autant.
Les vers de “The Lady is a Tramp” soulignent l’attachement à New York, à sa plage et à son équipe de baseball: “I hate California, it’s crowded and damp / … / Sometimes I go to Coney Island / Oh, the beach is divine / And I love the Yankees”. La même chanson a été in-terprétée par d’autres chanteurs d’origine italienne, toujours dans l’arc de plusieurs généra-tions: nous pouvons ici rappeler Frank Sinatra (Francis Albert Sinatra, 1915-1998), né de pa-rents italiens à Hoboken, dans le New Jersey, et Madonna (Madonna Louise Veronica Cic-cone, 1958-…), née d’un père d’origine italienne et d’une mère franco-américaine à Bay City, dans le Michigan. New York, où Sinatra et Madonna travaillent au moment de leurs débuts, est la métropole des chanteurs italo-américains, comme d’ailleurs de tout ce groupe immigré, car elle héberge la plus large communauté d’origine italienne – d’extraction récente ou plus ancienne. Nous pouvons donc comprendre le rôle symbolique de cette ville dans la produc-tion des chanteurs italo-américains. Ce phénomène se reproduit aussi dans d’autres pays re-cevant une immigration italienne, où la capitale ou la métropole comprenant le plus fort con-tingent d’immigrants finit par recouvrir une place très importante dans la production de chan-sons. A ce propos, on pourrait comparer la New York italo-américaine et la Paris ita-lo-française: il suffit de penser à Yves Montand, qui ne mentionne pas souvent ses origines italiennes, mais qui insiste beaucoup sur Paris – d’Yves Montand chante Paris en 1953, à Le Paris de… Yves Montand en 1967 – , même s’il vient de Marseille .

2. LES ARTISTES D’ORIGINE ITALIENNE DANS LE MONDE
Comparer les chansons et les chanteurs de la communauté italo-américaine et ceux de la communauté italo-française n’est pas simple. D’un côté, la première communauté a été toujours très nombreux et, grâce à son poids numérique, a pu se proposer en tant que réalité immigrée qui accepte de s’intégrer, mais qui ne veut pas oublier sa propre particularité : on peut ici citer les t-shirts Italians do it better usés par Madonna et de Lady Gaga . De l’autre, les communautés immigrantes italiennes dans d’autres pays ont très souvent choisi de faire partie intégrale de la culture locale, sans se définir comme communauté distincte. A ce pro-pos, on peut encore penser à Montand et à la tradition italo-française qui tend à devenir fran-çaise tout court , mais on peut rappeler aussi ce qui arrive en Argentine ou encore au Brésil .
A Buenos Aires comme à New York, les chanteurs italiens suivent les parcours de la tradition lyrique, jouant sur l’héritage de l’Opéra et de la musique napolitaine , mais contri-buent aussi à l’évolution du tango, qui se veut la musique locale par excellence . Quelques composeurs de tango mentionnent dans leurs chansons qu’ils viennent d’Italie ou proposent de personnages d’origine italienne: “Con el codo en la mesa mugrienta / y la vista clavada en el suelo, / piensa el tano Domingo Polenta / en el drama de su inmigración” (Cátulo Castillo – Nicolás Olivari, “La violeta”, 1929). Toutefois, la caractérisation ethnique des personnages dans les chansons argentines demeure quelquefois assez floue: “La violeta” devient en 1930 une des pièces de résistance du répertoire de Carlos Gardel (1890-1935), immigré toulousain, qui sera le chanteur de tango le plus célèbre. Par conséquent, on la considère un standard plutôt qu’une chanson de l’émigration italienne . On peut dire ainsi des œuvres d’autres des-cendants italiens en Argentine, surtout du grand Astor Piazzolla (Mar del Plata 1921 – Buenos Aires 1992 . Quelque chose de semblable se produit aussi au Brésil: “Samba italiano”, la chanson où Adoniran Barbosa (João Rubinato, 1910-1982) remémore ses origines en 1965, s’affirme comme une des sambas les plus connues et perd sa connotation ethnique.

3. AUX ÉTATS-UNIS
Aux Etats-Unis, les immigrés italiens jouent des genres musicaux tout à fait locaux à partir du jazz pour arriver au rap. Ils y insèrent un rappel à l’italo-américanité, très souvent iro-nique et fort disposé à jouer sur les stéréotypes, par exemple celui des Italiens qui sont tous des gangsters et qui aiment les bijoux très kitsch: “Let’s think / Gangsta. That’s ours / Big jew-elry. That’s ours” (G Fella, “Do you know”, 2009) . Toutefois, le scénario est plus compliqué. Il y a des auteurs mainstream, “100% American”, qui se considèrent liés au groupe d’origine italienne, mais dont leur appartenance n’est pas évidente, surtout en raison de leur nom de famille: Bruce Springsteen (1949), Cindy Lauper (1953), ou “Weird Al Yancovic” (1959); il vaut la peine d’écouter “Lasagna”, où il chante en italien). Il y en a d’autres dont le nom de famille est italien, comme par exemple Jon Bon Jovi (John Bongiovi, 1962) ou Gwen Stefani (1969), mais qui ne sont pas du tout dans le sillage de la tradition italo-américaine. D’autres qui semblent aussi loin de celle-ci, mais qui ne la renient pas: Frank Zappa (1940-1993) ne joue pas de la musique italo-américaine, mais il s’amuse à composer des chansons et mor-ceaux instrumentaux pseudo-italiens telles que “Tengo ‘na minchia tanta” (dans Uncle Meat, 1969) ou “Questi cazzi di piccione” (dans The Yellow Shark, 1993) .
De manière générale, y a-’t-il une tradition musicale italo-américaine? Comment nous la pouvons définir? Il y a naturellement la bien connue tradition napolitaine, déjà mentionnée, qui a encore des fans et qui permet aux ethnomusicologues de retrouver aux États-Unis – et aussi en Argentine et au Canada – des chansons désormais inconnues à Naples . Toute-fois, on peut consulter les listes des cd vendus par Amazon et réaliser que cette tradition se mêle à d’autres éléments. Parmi les cd les plus vendus par cette chaine, nous trouvons des anthologies telles Eh, Paisano! Italian-American 100% Classics (1997), Italian American Classics (2000), That’s Amore: Italian American Favorites, (2008), ainsi que Dean Martin, Italian Love Songs (2013) et les bandes sonores des Mafia movies: Mob Hits – Music From and a Tribute to the Great Mob Movies (1999); Mob Hits II (2000); Mob Hits III (2001); Mob Hits Christmas (2002). La mafia donc, mais surtout les chansons d’amour et quelques clas-siques du répertoire des restaurants italo-américains, où une nostalgie kitsch se bat contre une ironie qui n’est pas trop souterraine . Ces compilations exemplifient l’évolution de la chanson italo-américaine: on peut les utiliser pour écrire une brève histoire de celle-ci.
Après l’arrivée de musiciens napolitains qui jouent et chantent pour un public immigré, une tradition sonore d’origine italienne mais ouverte au grand public, s’affirme avec Louis Prima (New Orleans 1910-1978). Ce dernier compose en anglais avec des mots italiens, toute une série de chansons très ironiques issues du jazz : dans les années 1940, il chante “I eat antipasta twice / Just because she is so nice, Angelina / Angelina, the waitress at the piz-zeria / I give up soup and minestrone / Just to be with her alone, Angelina” (“Angelina”). L’expérience de Prima s’inspire deux générations de chanteurs italo-américains qui ont un énorme succès, mais qui ont aussi tendance à mettre moins d’ironie dans leur prestations. Pensons à celle des crooners (Perry Como, 1912-2001; Dean Martin, 1917-1995; Vic Da-mone, 1928) et ceux qui s’approchent de ce style, tout en maintenant une certaine autono-mie, à l’exemple de Frank Sinatra, Russ Columbo (1908-1934) et surtout Frankie Laine (1913-2007). Songeons aussi à celle des teen-age idols (Bobby Darin, 1936-1973; Connie Francis, 1938; Frankie Avalon, 1940; Fabian Forte, 1942; Annette Funicello, 1942; Bobby Rydell, 1942) et des groupes doo-wop de la fin des années 1950 et de la décennie suivante (Frankie Valli, 1934, et les Four Seasons; Dion DiMucci, 1939, et les Belmonts) .
Une troisième génération regroupe celle du pop au féminin (Lauper, Madonna, Stefani, Lady Gaga), qui est fortement américanisé. Cette génération comprend aussi des auteures comme Ani DiFranco (Angela Maria DiFranco, 1970), qui s’intéressent à des thématiques plus générales comme celles de l’écologie, du féminisme, etc… Elle comprend aussi des in-terprètes tel Steven Van Zandt (Stefano Lento, 1950) qui reprennent l’ironie de Louis Prima et la déclinent d’une façon plus moderne. Van Zandt joue de la guitare et de la mandoline dans l’E Street Band de Springsteen, mais il est aussi un acteur très connu de séries télévisées sur la mafia italo-américaine. Il a été Silvio Dante, conseiller des mafiosi, dans The Sopranos (1999-2007), et Frank “The Fixer” Tagliano, un gangster italo-américain qui s’est réfugié en Norvège, dans Lilyhammer (2012-2014). Enfin, la même (auto)ironie résonne dans la mu-sique italo-américaine plus récente, à partir du rap et du hip hop .

4. AUSTRALIE, ROYAUME UNI, CANADA
Un mouvement analogue se produit également dans d’autres pays anglo-phones comme l’Australie, le Royaume Uni et le Canada. La tradition italo-australienne est peu connue hors du continent austral, à l’exception des sœurs Natalie (1975) et Laura (1983) Imbruglia, mais les chanteuses d’origine italienne sont nombreuses . Parmi elles, pensons surtout à Gabriella Cilmi (Melbourne 1991), qui s’inspire de Suzy Quatro. Il existe donc une pop italo-australien, qui ironise sur les teen-age idols des années 1950 et 1960, qui se décline aussi dans des versions plus récentes influencées par le pop-punk et l’électro-pop à l’instar du groupe The Veronicas, composé avec les jumelles Lissa et Jessica Origliasso.
Sur la scène britannique, la chanteuse et présentatrice italo-américaine Suzy Quatro (Susanne Quattrocchi, 1950) est bien connue surtout pour ses programmes télévisés, après avoir été la bassiste Leather Tuscadero au cours des cinquième et sixième saisons de la série télévisée Happy Days (1977-1978 et 1978-1979). Toutefois, elle ne possède pas ici la même influence qu’en Australie. Nous trouvons une tradition rock-blues italo-britannique qui se dé-partit de ses racines italiennes pour devenir solidement locale. Parmi les tenants de cette tra-dition, nous pouvons citer plusieurs musiciens: Chris Rea (1951) débute en 1978 avec l’album Whatever Happened to Benny Santini et devient par la suite un héros du blues britannique sans toutefois intégrer des éléments ethniques dans ses chansons; Francis Rossi (1949) est cofondateur des Status Quo avec Suzy Quatro; le bassiste Pino Palladino, qui joue avec Paul Young, David Gilmour, Eric Clapton, Don Henley, Zucchero et Nine Inch Nail. Quant à lui, l’Italo-écossais Paolo Nutini (1987) revient dans son troisième album Caustic Love (2014), à un R&B britannique dans le style de Rod Stewart et Joe Cocker.
La même complexité caractérise la scène canadienne. Ici, on retrouve l’influence des crooners italo-américains et de Sinatra: il suffit de penser à l’italo-ontarien Michael Bublé (1975), mais aussi à un autre italo-ontarien, Robert Allen Curtola (1943), qui a été un teen idol des années 1960. De plus, plusieurs Italo-canadiens décident de s’affirmer aux États-Unis, en s’américanisant. A la fin des années 1920, un italo-ontarien, Guy Lombardo (1902-1977), se rend à New York, où il devient une véritable institution américaine, acquérant aussi la ci-toyenneté états-unienne.
L’utilisation de la langue italienne et aussi le plurilinguisme caractérisent plusieurs chan-teurs canadiens d’origine étrangère . La blueswoman Rita Chiarelli enregistre un album de classiques italiens: Cuore: The Italian Sessions (2007). L’italo-belge, devenue ensuite ci-toyenne canadienne, Lara Fabian (Lara Crokaert, 1970), chante en français, anglais et italien. L’italo-québécois Nicola Ciccone mêle l’italien au français, avant de passer à l’anglais pour revenir enfin au français. L’italo-montréalais Marco Calliari débute en anglais dans un groupe de métal, Anonymus, pour passer ensuite au français et à l’italien. Toutefois, au Canada, on peut trouver un ancrage plus évident à la tradition et à la réalité italienne: Cagliaro, Chiarelli et Lara Fabian ont aussi chanté en Italie et entretiennent des rapports suivis avec des musiciens de la Péninsule. D’ailleurs, à partir des années 1950, Johnny Lombardi (Toronto 1915-2002), un “impresario” qui était un ancien musicien, a organisé au Canada des concerts de chan-teurs italiens. Il a lancé ensuite une compagnie de disques qui a enregistré plusieurs chanteurs italo-canadiens .
De surcroit, on trouve surtout en Ontario des auteurs d’origine italienne complètement absorbés dans la musique contemporaine canadienne, sans refléter de véritables références ethniques. Misstress (calembour qui joue sur miss et stress) Barbara (Barbara Bonfilio, née en Sicile en 1975) joue d’abord dans un group heavy metal pour devenir ensuite une des meilleurs dj de Canadian electronica. L’italo-torontoise Ivana Daniela Santilli travaille dans le sillage du R&B canadien, tandis que l’autre italo-torontoise Martina Sorbara (1978) chante dans le groupe Dragonette en imitant Cindy Lauper. Le choix de ne pas être un interprète eth-nique ne constitue pas un trait des générations plus récentes. Domenic Michele Antonio Troiano (Modugno, Italie, 1946 – 2005) arrive à Toronto et y apprend à jouer de la guitare. Il accompagne Ronnie Hawkins, James Gang et The Guess Who, en passant du rockabilly au rock, sans jamais souligner son appartenance ethniques.

5. CONCLUSION
Les exemples américains, canadiens, australiens et britanniques ici recueillis sont peut-être trop dispersés pour entamer une véritable analyse de la tradition d’origine italienne dans le monde de langue anglaise. Il en va de même pour les cas brésilien, argentin et fran-çais. Toutefois, ils montrent comment les différentes communautés immigrées, mais aussi les diverses générations, s’adaptent aux lieux et aux cultures d’arrivée pour créer de nouvelles traditions. Ils expriment ainsi leurs liens avec les lieux de départ de leur groupe ethnique et avec les influences musicales qui les ont précédées.

1 Pour son 80ème anniversaire en 2006, il avait enregistré Duets: An American Classic. Je tiens à remercier Martin Pâquet qui a bien voulu relire ce texte.

2 Cf. https://www.youtube.com/watch?v=ZPAmDULCVrU.

3 Ici et ailleurs j’ai utilisé les notices biographiques de Wikipedia, ou les sites personnels des chanteurs.

4 Cf. la reflexion et aussi la bibliographie dans Stéphane Mourlane, Da Ivo Livi a Yves Montand: un italiano di Marsiglia, “Archivio storico dell’emigrazione italiana”, 10 (2014), pp. 20-24.
5 Voir la très longue liste http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Italian-American_entertainers.

6 Pour l’italo-américanité de Madonna et Lady Gaga, cf. Roseanne Giannini Quinn, “All You Need is Your Own Imagination”: Madonna and Lady Gaga Create Culture, “Archivio storico dell’emigrazione italiana”, 10 (2014), pp. 25-27.

7 Matteo Sanfilippo, Cantanti italiani o di origine italiana in Francia, Belgio e Québec, “Archivio storico dell’emigrazione italiana”, 10 (2014), pp. 15-19.

8 Camilla Cattarulla, Un bastimento carico di note: musica, musicisti e cantanti italiani in Argenti-na, “Archivio storico dell’emigrazione italiana”, 10 (2014), pp. 32-39.

9 Simona Frasca, Birds of Passage: i musicisti napoletani a New York (1895-1940), Lucca, LIM, 2010 (Italian Birds of Passage. The Diaspora of Neapolitan Musicians in New York, Londres-New York, Palgrave Macmillan, 2014) et Marcello Ravveduto, Tra Napoli e Buenos Aires: una rotta musicale dell’emigrazione italiana, dans Buenos Aires Italiana, Buenos Aires, Comisión para la Preservación del Patrimonio Cultural de la Ciudad Autónoma de Buenos Aires, 2009. Pour la tradition de l’opéra ita-lienne aux Amériques, on devrait étudier la biographie du ténor Mario Lanza (1921-1959), né à Phila-delphie d’une famille immigrée, qui devient une étoile hollywoodienne et interprète Enrico Caruso dans The Great Caruso (Richard Thorpe, 1951), dont la bande sonore vend des millions de disques (45, 78 et Lp).

10 Ricardo Ostuni, Tango, voz cortada de organito. La inmigración italiana y su influencia, Buenos Aires, Lumiere, 2005.

11 Cf. Christiane Bricheteau, Carlos Gardel: fils de Toulouse; vérité et preuves en images, Tou-louse, édité à compte d’auteur, 2010.

12 Omar García Brunelli, éd., Estudios sobre la obra de Astor Piazzolla, Buenos Aires, Gourmet Musical Ediciones, 2009.

13 Garry Boulard, Blacks, Italians and the Making of New Orleans Jazz, “Journal of Ethnic Stud-ies”, 16, 1 (1988), pp. 53-66; Joseph Sciorra, The Mediascape of Hip Wop: Alterity and Authenticity in Italian American Rap, dans Rohit Chopra et Radhika Gajjala, éds., Global Media, Culture, and Identity, New York, Routledge, 2011, pp. 33-51.

14 Pour les rapports de Frank Zappa avec la Sicile de son père, cf. le documentaire Summer ‘82: When Zappa Came to Sicily (Italie/États-Unis, 2014, Salvo Cuccia). Pour Springsteeen, cf. Alessandro Portelli, Badlands. Springsteen e l’America: il lavoro e i sogni, Roma, Donzelli, 2015.

15 Cf. le documentaire Cuore napoletano (Italie, 2002, Paolo Santoni).

16 Le journaliste Mark Rotella compile dans Amore: The Story of Italian American Song, New York, Farrrar, Straus & Giroux, 2010, les 40 chansons italo-américaines qu’il considère les plus belles, en soulignant l’ironie commune à plusieurs d’entre elles. Pour le modèle d’italo-américanité proposé par ces chansons, cf. aussi Robert Connolly et Pellegrino D’Acierno, Italian American Musical Culture, dans Pellegrino D’Acierno, éd., The Italian American Heritage. A Companion to Literature and Arts, Oxford-New York, Taylor & Francis, 1999, pp. 387-460.

17 Joseph Sciorra, Who Put the Wop in Doo-Wop? Some Thoughts on Italian Americans and Early Rock and Roll, “Voices in Italian Americana”, 13, 1 (2002), pp. 16-22; Simona Frasca, Sound from The Cradle: An Image Journey of the Music of Italians, dans Giuliana Muscio, Giovanni Spagnoletti, Jo-seph Sciorra et Anthony Julian Tamburri, éds., Mediated Ethnicity: New Italian American Cinema, New York, Calandra Institute, 2010, pp. 201-211, et Per una storia della canzone napoletana nel continente americano, “Archivio storico dell’emigrazione italiani”, 10 (2014), pp. 8-15.

18 Pour un panorama plus large, cf. Joseph Sciorra et Rosangela Briscese, Hybrid Moments: Italian Americans in Post-1960s Rock Scenes, “Archivio Storico dell’Emigrazione Italiana”, 10 (2014), pp. 28-31.

19 Cf. http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Italian_Australians.

20 Cf. http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Canadians_of_Italian_descent.

21 Cf. http://www.chinradio.com/johnny-lombardi/.